Le placement éthique



En juillet 2013, l'Association française de la gestion financière (AFG) et le Forum pour l'investissement responsable (FIR) publient une définition visant à préciser le rôle de l'ISR : « L'ISR (Investissement Socialement Responsable) est un placement qui vise à concilier performance économique et impact social et environnemental en finançant les entreprises et les entités publiques qui contribuent au développement durable quel que soit leur secteur d'activité. En influençant la gouvernance et le comportement des acteurs, l'ISR favorise une économie responsable »


L’ISR est fondé sur la conviction que la prise en compte de facteurs sociaux et environnementaux, d’éthique et de gouvernance assure la performance financière des sommes investies à moyen et long terme compte tenu d’une meilleure appréhension des risques et d’un meilleur management.


En Europe et en particulier en France en 1983, le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) lance avec le Crédit Coopératif, le premier fonds commun de placement de partage Faim et développement. Une partie des revenus de cet OPCVM est affectée à la création d'entreprises dans le tiers-monde.


Depuis le 27 avril 2006, les Principes pour l’Investissement Responsable (UNPRI) sont désormais consacrés par les Nations unies dans le prolongement du pacte mondial. Ces principes marquent la reconnaissance de l’ISR à l’échelle mondiale. Aujourd'hui, l'initiative compte 1596 signataires à travers le monde représentant près de 60 trillions de dollars d'actifs gérés.


En Amérique, les états-Unis constituent par sa tradition financière le premier marché ISR (176 Md. $ en 2002 selon SIF). Les acteurs économiques ne font pas de différence entre l’investissement solidaire et l’investissement socialement responsable qui est synonyme.

Le Canada est le second marché en importance (50 Md. $ placés dans des fonds "éthiques", données 2002).


Action contre le changement climatique


Au sommet pour le climat organisé à New York le 23 septembre 2014, près de 350 investisseurs du monde entier ont signé une déclaration reconnaissant l'impact du changement climatique sur leurs portefeuilles financiers. Parmi les signataires français, on compte la Caisse des dépôts et les acteurs publics de la retraite – Fonds de réserve pour les retraites (FRR), l’Erafp et l’Ircantec. Le FRR et l'ERAFP sont allés plus loin : ils se sont engagés avec plusieurs dizaines de leurs pairs à « décarboner » leurs investissements, dans le cadre d'une initiative lancée sous l’égide de l’Initiative finance des Nations unies (Unep FI) et animée par le fonds de pension suédois AP4 et la société de gestion française Amundi. Une autre déclaration a été publiée le 23 septembre : des investisseurs représentant 2 000 milliards de dollars ont appelé à ce que les « green bonds » et les « climate bonds », obligations qui servent à financer des projets de verdissement de l’économie, atteignent les 100 milliards de dollars, et ont demandé aux entreprises et aux gouvernements de lancer des projets correspondant à ces montants. D’autres options sont proposées, comme celle de dédier un pourcentage des réserves des institutions de retraite au financement de la transition énergétique


Source : wikipédia

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